Présentation du « Projet de Christine »

Le 3-4 mai dernier avait lieu le Colloque international sur les TIC en éducation à Montréal. Christine Veilleux et moi y avons présenté le projet de questionnaires supportant l’intégration des habiletés en Sciences humaines et en S.A.I. et des questionnaires de Christine qui supportent l’apprentissage et l’intégration de ces habiletés sous la forme de 9 questionnaires (auto-formatif ou de suivi de formation).

À noter qu’Antoine Letarte, enseignant de mathématique au Cégep Limoilou, a aussi présenté au colloque. Un résumé de sa présentation qui portait sur Wikipedia est disponible sur son site.

Pour ceux qui n’étaient pas à Montréal, on pourra se reprendre en juin au colloque de l’AQPC, Christine Veilleux et moi y offrons un atelier-présentation Développer le jugement avec des outils « technosexy ».

 

Piéger ses étudiants

Plusieurs ont réagi depuis quelques jours à la suite de la nouvelle publiée par l’enseignant qui a piégé ses étudiants sur le web. Loys Bonod raconte comment il aurait piégé ses étudiants pour leur donner une bonne leçon :

Sur 65 élèves de première, 51 élèves – soit plus des trois-quart – ont recopié à des degrés divers ce qu’ils trouvaient sur Internet, sans recouper ou vérifier les informations ou réfléchir un tant soit peu aux éléments d’analyses trouvés, croyaient-ils, au hasard du net. Je rappelle qu’ils n’avaient pour cet exercice aucune recherche à faire : le commentaire composé est un exercice de réflexion personnelle.

Le professeur voulait  « démontrer aux élèves que les professeurs peuvent parfois maîtriser les nouvelles technologies aussi bien qu’eux, voire mieux qu’eux ». L’enseignant a d’ailleurs mis beaucoup de temps pour « piéger » ses étudiants! Il a aussi voulu « faire la démonstration que tout contenu publié sur le web n’est pas nécessairement un contenu validé, ou qu’il peut être validé pour des raisons qui relèvent de l’imposture intellectuelle ».

Intéressant. Très intéressant. C’est peut-être une bonne idée de démontrer de la sorte que le web contient du contenu qui doit être évalué. Mais ne manque-t-il pas un morceau du casse-tête? Qui leur a appris à bien chercher et discerner l’information? Et maintenant que les étudiants sont confondus, qui va leur montrer?

Au cégep, les enseignants sont invités à se référer au Profil TIC, dans ce cas, c’est la rechercher de l’information du Profil TIC qui nous intéresserait :

Ces habiletés doivent trouver une place dans le programme, être enseignées, pratiquées et mises à profit dans les activités et projets des étudiants. C’est tout aussi vrai pour la recherche, pour le traitement que pour la présentation de l’information. Sinon, on pourra continuer à piéger les étudiants, à trouver qu’ils cherchent mal, mais il faudra toujours se poser la question « qui leur a montré », vous?

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7 mythes concernant l’éducation

Le Independent Curriculum Group propose 7 mythes concernant l’éducation:

  1. Basic Facts Come Before Deep Learning
  2. Rigorous Education Means a Teacher Talking
  3. Covering It Means Teaching It
  4. Teaching to Student Interests Means Dumbing It Down
  5. Acceleration Means Rigor
  6. A Quiet Classroom Means Good Learning
  7. Traditional Schooling Prepares Students for Life

Voici une traduction (libre) des 7 mythes:

Les données de base doivent précéder l’apprentissage en profondeur
Celui-ci se traduit à peu près comme suit:  «Les étudiants doivent faire les trucs ennuyeux avant de pouvoir faire les choses intéressantes». Ou «Les élèves doivent mémoriser avant qu’ils ne puissent être autorisés à penser». Pourtant, les étudiants sont les plus susceptibles maîtrise la matière «de base» à long terme dans un contexte d’engagement, où ils ont un contrôle sur leurs apprentissages.

Un enseignement rigoureux signifie un enseignant qui parle
Les enseignants ont des connaissances à transmettre, mais l’apprentissage durable est plus probable lorsque les élèves parlent, créent et intègrent les connaissances dans des projets utiles. L’art d’enseigner est de construire des moyens pour que les étudiants découvrent et explorent la matière.

Tout couvrir signifie tout enseigner
Les enseignants sont souvent séduits par l’idée que si on parle d’un concept en classe, les étudiants l’ont appris. Au mieux, les élèves reçoivent des idées indicatives qui seront vite oubliées si elles ne sont pas renforcées par une activité centrée sur l’étudiant.

Enseigner selon les intérêts étudiants signifie un nivellement vers le bas
Si nous pouvions voir à l’intérieur du cerveau d’un étudiant, les circuits correspondraient à sa connaissance. Un nouvel apprentissage s’appuie toujours sur ce qui est déjà dans le cerveau, les enseignants doivent se rapporter à ce que les élèves savent déjà. Les enseignants qui ne parviennent pas à le faire, que ce soit dû à l’ignorance ou à la poursuite d’une fausse idée de la rigueur, vont à l’encontre d’une réalité biologique.

Accélérer signifie plus de rigueur
Certaines écoles permettent aux étudiants plus forts d’aller plus rapidement afin qu’ils puissent couvrir plus de matière. Il pourrait être plus profitable de demander à ces étudiants d’approfondir des sujets importants. Une connaissance plus en profondeur établit une fondation solide pour les apprentissages ultérieurs.

Une salle de classe tranquille équivaut à un bon apprentissage
Les élèves assis tranquillement peuvent être simplement dans la lune, sinon immédiatement, sans doute dans les 15 minutes qui suivront. Une salle de classe bruyante, si elle est correctement contrôlée, comprend notamment les discussions des étudiants qui sont activement engagés.

L’école traditionnelle prépare les élèves pour la vie
Écouter les enseignants et étudier pour les examens ont peu de choses à voir avec la vie dans le monde du travail. Les travailleurs ont plutôt  à créer, gérer, évaluer, communiquer et collaborer.

Des projets TIC à Limoilou

Au Cégep Limoilou a lieu l’appel de projets de la Direction des études pour l’année 2012-2013:

Les projets doivent être déposés à la Direction des études au plus tard le 3 avril.

Plusieurs projets peuvent impliquer les technologies de l’information et des communications en pédagogie, que ce soit l’intégration des nouvelles technologies dans un souci de motivation des étudiants des projets liés à la réussite ou le volet 1 des projets de développement pédagogique de la Fondation qui concernent le soutien à l’innovation pédagogique ou à la mise en valeur de travaux étudiants.

Concernant l’intégration pédagogique des TIC, l’axe 1 du projet éducatif du Cégep Limoilou indique que le Cégep doit favoriser l’acquisition de connaissances et d’habiletés intellectuelles établissant les bases d’une culture solide et d’apprentissages transférables (Donner le gout d’apprendre, élargir et diversifier le champ culturel, former l’étudiant pour le travail ou la poursuite des études).

Le plan stratégique mentionne, dans l’orientation 3 objectif 9: Intégrer les TIC dans l’enseignement et l’apprentissage, un objectif qui a été mis en perspective dans un plan d’orientations triennales pour l’intégration des TIC en pédagogie. Le document explique comment l’intégration pédagogique des TIC sera axée sur l’apprentissage et les disciplines. Les deux orientations sont:

  • La mise en oeuvre de l’utilisation d’approches pédagogiques innovantes au Cégep Limoilou supportées par les TIC en réponse à des besoins d’apprentissage
  • Le développement d’habiletés du Profil TIC et des habiletés du 21e siècle par les étudiants

Si vous avez des questions, n’hésitez pas!

 

Orientations triennales pour l’intégration des TIC en pédagogie au Cégep Limoilou (2011-2014)

Cette fameuse tablette

Pendant que certains alimentent les rumeurs sur la sortie prochaine du iPad 3, le Huffington Post nous apprend que le iPad sera obligatoire au Collège Jean-Eudes en septembre prochain. En effet :

Chaque élève recevra une tablette iPad de 32 Go de capacité de stockage, en location sur une période de trois ans. (…) Le code de vie et d’éthique des élèves et du personnel sera adapté à la nouvelle réalité techno.

L’annonce a été faite par communiqué de presse. Le Huffington Post rappelle qu’il ne s’agit pas de la première expérience du genre au Québec, puisque le Collège Saint-Jean-Vianney fait déjà l’expérience du iPad en classe depuis septembre dernier. Des projets pilotes ont aussi lieu à l’École secondaire Bernard-Gariépy, au Collège Notre-Dame-de-l’Assomption et sans doute ailleurs.

Au collégial, on note la volonté du programme de Techniques en éducation spécialisée (TES) du Cégep de Victoriaville d’intégrer la tablette pour septembre prochain, tout comme à l’A.E.C. en Gestion de projet en communications graphiques au Cégep Beauce-Appalaches. Depuis l’automne dernier, la tablette est entre les mains des étudiants de Technique de comptabilité et gestion au Cégep La Pocatière.

Et là, je ne vous parle pas des initiatives de nos voisins américains…

 

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