Des livres numériques

Il est fascinant de réaliser à quel point la mobilité (l’utilisation des téléphones multifonctions et des tablettes) révolutionne le monde de l’éducation. Si certains éléments prennent rapidement leur place dans l’environnement de l’enseignant et des étudiants, notons l’utilisation des environnements numériques (Léa au collégial, et Moodle sont un bon exemple), d’autres semblent vouloir garder leurs particularités même en format numérique.

C’est ce qui semble le cas du livre numérique (j’en ai déjà parlé ici). Loin de nier les progrès faits depuis quelques années en matière de lecture sur support numérique, ni évacuer toute la question des droits d’auteurs, il reste tout de même que le livre numérique actuel est une extension du livre papier. Et que la version numérique ne semble pas toujours tirer avantage des nombreuses possibilités des outils avec lesquels il cohabite. C’est donc avec enthousiasme que j’ai regardé cette vidéo d’un logiciel (iBooks Author) qui semble permettre au livre numérique de prendre tout son sens :

Bien sur, l’environnement propriétaire a des limites, comme le note Infobourg, mais le monde de l’autoédition semble offrir beaucoup d’opportunités, comme le relate un article du Devoir.

Une heure sur terre

L’émission Une heure sur terre de Radio-Canada présentait le 25 novembre dernier un reportage sur l’évaluation des enseignants du Québec et de lier la sécurité d’emploi à cette évaluation. Un système d’évaluation mis de l’avant par certains politiciens du Québec, mais le système existe déjà dans la région de Washington. Le reportage Le prof idéal est disponible en ligne (2e partie de l’émission).

L’article indique que les enseignants sont évaluer 5 fois par année; 2 fois par une maitre-enseignant et 3 fois par son directeur. Une évaluation qui compte pour 75% de la note attribuée.

L’évaluation se fait sur la base de 9 critères:

  • Clarté des explications
  • Utilisation maximale du temps d’enseignement
  • Leçons bien organisées avec des objectifs
  • Impliquer les élèves de tous les niveaux d’apprentissage
  • Utilisation de moyens variés pour transmettre la matière
  • S’assurer de la compétence des élèves
  • Intervenir en cas d’incompréhension
  • Amener les élèves à des niveaux de compréhension plus élevés
  • Bâtir une atmosphère positive, favorable à l’apprentissage

À ne pas manquer le 2 décembre à 21 h, un reportage sur le système d’éducation en Finlande – un système dont il a été question ici.

Outils 2011

Le Centre for Learning & Performance Technologies a diffusé les 100 outils au service de l’apprentissage pour 2011. 531 intervenants en éducation se sont prononcés et ont ciblés les meilleurs outils, voici le résultat:

L’éducation en Finlande

Des élèves qui débutent l’école à 7 ans. Des enseignants qui suivent les étudiants pendant plusieurs années. Des fournitures scolaires et des repas gratuits pour les élèves. C’est la réalité de la Finlande.

La matière grise fait la richesse du pays:

Le reportage conclut: « La technologie, ici, ça ne fait peur à personne. Des téléphones portables à 6 ans? Rien d’impressionnant là-dedans! » À Helsinki l’accès à Internet haute vitesse est un droit fondamental.

Le système finlandais a de quoi faire rêver:

Ce reportage explique le contexte du système éducatif finlandais; en moyenne 17 élèves par classe, une gestion décentralisée, la formation des enseignants très qualifiés, des étudiants qui choisissent leurs matières et peu de notes.

 

 

 

Le problème n’est ni le Power ni le Point

« Le problème n’est ni le Power ni le Point » nous informe un article d’Educational Leardership de février 2011 (le lien vers l’article est réservé aux abonnés de la revue). Le problème, c’est la présentation.

Premièrement, c’est le présentateur qui fait tout: qui présente l’information qui a sélectionné dans l’ordre qu’il a décidé. De plus, la présentation divise l’information en deux: l’information contenue dans la présentation et le reste de l’information. En d’autres mots, ce qu’ils doivent savoir et le reste.

Selon l’auteur, Marc Isseks, PowerPoint est un bon outil pour « couvrir la matière ». Il considère même l’outil comme dangereux: il peut créer l’illusion de compréhension et de contrôle sur la matière…

Quelques pistes de solutions sont apportées: délaisser les listes à puces pour des images et des médias, garder la présentation sobre (voir le site de Garr Reynolds ou le livre – cote T385 R463 2008 – disponible à la bibliothèque du Cégep Limoilou).

Trop souvent, on saute à pieds joints dans le logiciel sans avoir bien organiser le contenu au préalable: le travail exige une présentation, on ouvre tout naturellement PowerPoint! Garr Reynolds résume en trois temps les étapes de la construction de sa présentation: organisation, prestation et support visuel. Et ce n’est pas la dernière étape par laquelle on devrait commencer, ni celle sur laquelle il faut passer le plus de temps.