L’émission Une heure sur terre de Radio-Canada présentait le 25 novembre dernier un reportage sur l’évaluation des enseignants du Québec et de lier la sécurité d’emploi à cette évaluation. Un système d’évaluation mis de l’avant par certains politiciens du Québec, mais le système existe déjà dans la région de Washington. Le reportage Le prof idéal est disponible en ligne (2e partie de l’émission).
L’article indique que les enseignants sont évaluer 5 fois par année; 2 fois par une maitre-enseignant et 3 fois par son directeur. Une évaluation qui compte pour 75% de la note attribuée.
L’évaluation se fait sur la base de 9 critères:
Clarté des explications
Utilisation maximale du temps d’enseignement
Leçons bien organisées avec des objectifs
Impliquer les élèves de tous les niveaux d’apprentissage
Utilisation de moyens variés pour transmettre la matière
S’assurer de la compétence des élèves
Intervenir en cas d’incompréhension
Amener les élèves à des niveaux de compréhension plus élevés
Bâtir une atmosphère positive, favorable à l’apprentissage
À ne pas manquer le 2 décembre à 21 h, un reportage sur le système d’éducation en Finlande – un système dont il a été question ici.
Le Centre for Learning & Performance Technologies a diffusé les 100 outils au service de l’apprentissage pour 2011. 531 intervenants en éducation se sont prononcés et ont ciblés les meilleurs outils, voici le résultat:
Des élèves qui débutent l’école à 7 ans. Des enseignants qui suivent les étudiants pendant plusieurs années. Des fournitures scolaires et des repas gratuits pour les élèves. C’est la réalité de la Finlande.
La matière grise fait la richesse du pays:
Le reportage conclut: « La technologie, ici, ça ne fait peur à personne. Des téléphones portables à 6 ans? Rien d’impressionnant là-dedans! » À Helsinki l’accès à Internet haute vitesse est un droit fondamental.
Le système finlandais a de quoi faire rêver:
Ce reportage explique le contexte du système éducatif finlandais; en moyenne 17 élèves par classe, une gestion décentralisée, la formation des enseignants très qualifiés, des étudiants qui choisissent leurs matières et peu de notes.
« Le problème n’est ni le Power ni le Point » nous informe un article d’Educational Leardership de février 2011 (le lien vers l’article est réservé aux abonnés de la revue). Le problème, c’est la présentation.
Premièrement, c’est le présentateur qui fait tout: qui présente l’information qui a sélectionné dans l’ordre qu’il a décidé. De plus, la présentation divise l’information en deux: l’information contenue dans la présentation et le reste de l’information. En d’autres mots, ce qu’ils doivent savoir et le reste.
Selon l’auteur, Marc Isseks, PowerPoint est un bon outil pour « couvrir la matière ». Il considère même l’outil comme dangereux: il peut créer l’illusion de compréhension et de contrôle sur la matière…
Quelques pistes de solutions sont apportées: délaisser les listes à puces pour des images et des médias, garder la présentation sobre (voir le site de Garr Reynolds ou le livre – cote T385 R463 2008 – disponible à la bibliothèque du Cégep Limoilou).
Trop souvent, on saute à pieds joints dans le logiciel sans avoir bien organiser le contenu au préalable: le travail exige une présentation, on ouvre tout naturellement PowerPoint! Garr Reynolds résume en trois temps les étapes de la construction de sa présentation: organisation, prestation et support visuel. Et ce n’est pas la dernière étape par laquelle on devrait commencer, ni celle sur laquelle il faut passer le plus de temps.
L’article How—and why—to teach innovation in our schools, paru dans en février dernier dans eSchool News a un titre tout aussi intéressant que son sous-titre: « Call for innovative society raises important questions about education » (traduction libre: L’appel à une société innovante soulève d’importantes questions sur l’éducation).
L’auteur de l’article présente les 5 i de l’innovation: Imagination, Inquiry (recherche/enquête), Invention, Implementation (application/mise en oeuvre) et Initiative.
Imagination
La discipline a pris la place de l’imagination en classe. Selon l’auteur, la créativité n’est pas nécessairement quelque chose de spontané et il propose de « pratiquer » la créativité, en commençant par la combinaison de disciplines.
Inquiry (recherche/enquête)
« Qui pose les questions en classe? » L’enseignant. Et la réponse attendue est souvent la bonne réponse. La recherche et l’exploration font partie de l’innovation.
L’invention, appliquée à l’éducation, c’est aussi le transfert. Voici des suggestions de questions proposées: “Can you think of a better way to do this math problem?” “Can you apply what we’ve just learned about how the ancient Egyptians moved stones to build pyramids in some modern-day invention of your own?”. Cet aspect touche la classe, mais aussi l’ensemble du système. Pour inventer, il réfléchir, essayer, se tromper, recommencer, et pour cela, il faut du temps. Comment y accorder le temps nécessaire dans un contexte où les enseignants affirment « qu’il y a beaucoup la matière à couvrir »…
Implementation (application/mise en oeuvre)
« Innovation is creativity, applied. » Les étudiants ont peu d’expérience lorsqu’il s’agit d’application de leurs idées. Tel que lu récemment au sujet d’une étude menée dans une faculté d’administration à l’université: « Businesses want to employ people who have the ability to manage rather than merely having knowledge about management concepts (Cunningham, 1995 dans Erray, 2011) »
Initiative
L’initiative est sans doute l’aspect le plus difficile des cinq à mettre en pratique et à enseigner; il va à l’encontre du contrôle traditionnel et centralisé en salle de classe.