Un de mes homologues du réseau des répondants TIC s’est posé la question sur l’utilisation du cellulaire en classe.
Il faut savoir que la loi canadienne interdit l’utilisation d’outils pouvant brouiller les ondes (Loi sur la radiocommunication : Il est interdit, sans excuse légitime, de gêner ou d’entraver la radiocommunication). J’attends déjà quelques enseignants me dire: mais alors comment faire pour que mes étudiants cessent d’utiliser leur cellulaire dans la classe?
Pourquoi penser à la répression ? Les changements sont inévitables: on ne doit plus se demander si les technologies doivent ou pas être intégrées à la pédagogie, on doit se demander comment les intégrer à l’enseignement, mais surtout à l’apprentissage. Et encore là, on accuse un certain retard.
Je trouve écho à ma réflexion dans les propos de Mark Prensky, dans un article du Devoir du 5 juin 2009 :
Bref, selon Prensky, « le monde de l’éducation fait face à un défi considérable » : comment s’assurer que les natifs et les immigrants puissent se comprendre et dialoguer dans un univers en rupture? Et au lieu de bannir certaines de ces technologies de la salle de classe, ne serait-il pas mieux de favoriser leur appropriation dans un contexte d’apprentissage afin que, par exemple, le téléphone cellulaire avec appareil photo et caméra numérique intégrée, qui semble terrifier tant de professeurs, puisse se métamorphoser en un puissant outil didactique, tout comme les jeux vidéo d’ailleurs.
En complément, voici un article sur l’intégration du iPhone en éducation : une université du Texas a fourni gratuitement à 1 000 étudiants des iPod Touch ou des iPhone afin de les intégrer leur vie scolaire! La presque totalité des enseignants a aussi un iPhone. Ils ont utilisé l’outil entre autres pour :
- Faire leurs devoirs
- Accéder à la carte du campus
- Faire leurs lectures
- Télévoter en classe
- Écouter de la baladodiffusion
- Gérer leur horaire
- Consulter leurs notes
À quand une application iCégepLimoilou?