L’évaluation en questions : une question de justesse

5 avr, 2012 | Étiquettes:

L’enseignement traditionnel, axé sur la transmission de connaissances et le classement des étudiants, tend à disparaitre au profit d’un apprentissage plus situé et opérationnel, visant la maîtrise d’habiletés complexes et le développement de compétences. Les cibles et les exigences de l’évaluation des apprentissages s’en trouvent nécessairement transformées.

Micheline Bercier-Larivière et Renée Forgette-Giroux exposent que « les préoccupations des enseignants sont d’abord d’accumuler des notes pour le bulletin et de confirmer les jugements déjà établis [...]. Souvent, évaluer veut simplement dire accorder des points aux tâches d’apprentissage assignées et [...] vérifier ce que les élèves en ont retenu ». De plus, bon nombre d’enseignants incluent dans la composition de la note des éléments ignorés lors de l’apprentissage ou qui ne sont pas en lien avec l’habileté visée, par exemple le comportement en classe de l’étudiant, ses efforts ou sa progression.

Selon les auteures, cette façon de faire ne conduit pas à l’attribution d’une note juste, qualité essentielle de l’acte d’évaluer. La justesse recouvre « la pertinence de la tâche d’évaluation par rapport aux habiletés visées, [...] sa cohérence avec l’activité pédagogique » et la fidélité de la note attribuée, c’est-à-dire sa véracité au regard des habiletés cibles que l’étudiant a démontrées. En savoir plus.

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